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04 · Sélection & Calendriers

Aide-soignant : entrer en 2e année d'IFSI par la voie FPC

Entrer directement en 2e année d'IFSI comme aide-soignant : les conditions cumulatives de l'article 20, le parcours spécifique de trois mois et son financement.

Équipe test-ifsi.fr— Sélection d'admission en institut de formation en soins infirmiers par la voie de la formation professionnelle continue : épreuves, notation et entraînementMis à jour le 3 septembre 20268 min de lecture1676 mots

Trois conditions, et elles se cumulent

L'article 20 de l'arrêté du 20 février 2026 ouvre aux aides-soignants une entrée directe en deuxième année de la formation en soins infirmiers. Ce n'est pas une dispense automatique attachée au diplôme : c'est un dispositif à trois conditions cumulatives, et le texte ajoute que l'entrée se fait « après avis favorable de la commission d'admission mentionnée à l'article 6 ».

La première est une condition d'expérience, et le texte la formule précisément : disposer « d'une expérience professionnelle en cette qualité d'au moins trois ans à temps plein ou l'équivalent à temps partiel, sur la période des cinq dernières années à la date de sélection ».

Trois précisions se cachent dans cette phrase, et chacune décide de cas réels. « En cette qualité » : l'expérience compte comme aide-soignant, pas dans une autre fonction du soin. « Ou l'équivalent à temps partiel » : les années comptent au prorata du temps travaillé, et c'est ici qu'il faut poser le calcul soi-même, parce que la fenêtre de cinq ans le borne. Pour atteindre trois ans en équivalent temps plein sans sortir de cette fenêtre, il faut avoir tenu au moins 60 % en moyenne sur ces cinq années. Un 80 % soutenu sur cinq ans donne quatre ans en équivalent temps plein et passe largement ; un mi-temps plafonne à deux ans et demi et ne suffit pas, quelle que soit l'ancienneté accumulée avant la fenêtre. « Sur la période des cinq dernières années à la date de sélection » : c'est une fenêtre glissante, et une expérience ancienne interrompue depuis longtemps n'entre pas dans le compte.

La deuxième condition est d'avoir été sélectionné par la voie de la formation professionnelle continue, c'est-à-dire d'avoir passé et réussi les mêmes épreuves que les autres candidats de cette voie. La troisième est d'avoir validé un parcours spécifique de trois mois.

Les trois conditions de l'entrée en deuxième année : arrêté du 20 février 2026, article 20
ConditionCe qu'elle exigeQuand elle se joue
ExpérienceTrois ans à temps plein comme aide-soignant, ou l'équivalent à temps partiel, sur les cinq dernières annéesÀ la date de sélection
SélectionÊtre retenu par la voie de la formation professionnelle continueAux épreuves écrite et orale
Parcours spécifiqueSuivre et valider un parcours de trois mois, après avoir été retenu par son employeur et s'être acquitté des droits d'inscription auprès de l'université (article 16)Entre la sélection et la rentrée
Les trois conditions de l'entrée en deuxième année : arrêté du 20 février 2026, article 20

Le parcours spécifique de trois mois, et ce qu'il contient

Contrairement à ce qu'on lit souvent, l'arrêté ne se contente pas d'en poser le principe : son annexe V, intitulée « Formation du parcours spécifique pour les aides-soignants expérimentés », en publie le programme détaillé. Il vaut partout, et il vous dispense de le chercher ailleurs.

Le parcours y compte trois séquences, pour 420 heures au total. Une séquence 1 de 35 heures d'accompagnement pédagogique individualisé et de projet professionnel, qui peut comporter des séances de remise à niveau selon votre profil. Une séquence 2 de 210 heures sur le domaine « Sciences infirmières et raisonnement clinique », en lien avec les compétences de première année. Une séquence 3 de 175 heures de stage, que le texte décrit comme « un stage de 5 semaines en continu ».

Un détail de cette annexe mérite d'être connu avant de négocier avec votre employeur : le stage « pourra se faire chez l'employeur mais dans un autre service que celui fréquenté initialement en tant qu'aide-soignant », et dans un lieu qui accueille habituellement des étudiants de deuxième semestre.

L'annexe énonce aussi l'objectif du dispositif dans des termes qui valent d'être cités : permettre à des aides-soignants expérimentés « de bénéficier d'une dispense totale de la première année de formation en soins infirmiers après passage en commission d'admission ».

Ce que le document candidat de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France ajoute, pour ses six groupements, c'est le calendrier : d'avril à juin 2026 pour une entrée en septembre 2026, d'octobre 2026 à janvier 2027 pour une entrée en février 2027. Il nomme aussi quatre instituts porteurs du dispositif, en précisant que d'autres peuvent s'y engager selon les effectifs.

Une protection, en revanche, ne dépend pas de votre région : l'article 20 lui-même dispose qu'« en cas de congé de maladie, de maternité, de paternité ou d'adoption, le bénéfice du parcours spécifique peut être conservé pendant une année supplémentaire ». Le même article renvoie le contenu du parcours à l'annexe V de l'arrêté.

La ligne de partage est donc nette, et il vaut mieux l'avoir en tête pour lire les documents que vous rassemblerez. Le contenu du parcours, son volume et la durée du stage viennent du texte national et valent partout. Seuls son calendrier, les instituts qui le portent et les conditions de financement dépendent de votre région et de votre campagne.

Le financement est une condition d'accès, pas une modalité

C'est le point le plus dur du dispositif, et celui qui écarte le plus de candidats. Il se lit à deux niveaux qu'il ne faut pas confondre, parce qu'ils n'ont pas la même force.

Le premier est national, et il est dans l'arrêté. L'article 20 dispose que « pour être éligibles au parcours mentionné au 3°, les aides-soignants doivent faire acte de candidature et être retenus par leur employeur à cette fin ». Il ajoute qu'« ils doivent en outre s'acquitter des droits d'inscription auprès de l'université conformément aux dispositions de l'article 16 ». Un employeur qui porte le projet n'est donc pas une exigence locale que l'on pourrait contourner en changeant de groupement : c'est une condition du texte, partout.

Le second est régional, et il porte sur le financement. Le document de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France précise pour ses groupements que les aides-soignants doivent être retenus et financés par leur employeur, un opérateur de compétences ou l'Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier, et il ajoute une exclusion explicite : les aides-soignants inscrits à Pôle emploi, désormais France Travail, ou en autofinancement ne sont pas éligibles à ce dispositif. Ce niveau-là peut varier d'une région à l'autre.

La conséquence est la même dans les deux cas, et elle est dure à entendre : sans employeur qui vous retienne pour ce parcours, l'entrée directe en deuxième année n'est pas ouverte. Vous n'êtes pas exclu de la voie FPC pour autant : vous candidatez pour une entrée en première année, comme les autres candidats de votre voie.

Le document précise enfin que les instituts porteurs du dispositif dépendent du nombre de candidats sélectionnés, et il en nomme quatre pour la région, en indiquant que d'autres peuvent s'y engager selon les effectifs. Ne présumez donc pas que votre institut le propose : posez la question avant de construire votre projet dessus.

À retenir

L'entrée directe en deuxième année n'est pas une passerelle automatique. Elle demande trois ans d'expérience d'aide-soignant sur les cinq dernières années, la réussite des épreuves de sélection de la voie FPC, et la validation d'un parcours spécifique de trois mois.

Vous passez donc les mêmes épreuves que les autres candidats de votre voie, la même épreuve écrite d'une heure et le même entretien de vingt minutes. Ce que l'article 20 change, c'est ce qui se passe après.

Et dans les groupements dont nous avons pu lire les conditions, le financement par un employeur, un opérateur de compétences ou l'ANFH conditionne l'accès au parcours. C'est la question à poser en premier, avant même de préparer les épreuves.

3 ans

Expérience exigée comme aide-soignant

À temps plein ou l'équivalent à temps partiel

5 ans

Fenêtre dans laquelle elle se compte

À la date de sélection

420 h

Volume total du parcours

35 h + 210 h + 175 h, annexe V

175 h

Dont stage, cinq semaines en continu

Annexe V de l'arrêté, valable partout

Le dispositif de l'article 20, en chiffres
Le diplôme d'aide-soignant suffit-il à entrer en deuxième année ?

Non. L'article 20 pose trois conditions cumulatives : trois ans d'expérience en qualité d'aide-soignant sur les cinq dernières années, la sélection par la voie de la formation professionnelle continue, et la validation d'un parcours spécifique de trois mois. Le diplôme seul n'ouvre aucun droit d'entrée directe.

Un temps partiel compte-t-il ?

Oui, mais il faut faire le calcul, parce que les deux moitiés de la phrase se combinent : « au moins trois ans à temps plein ou l'équivalent à temps partiel, sur la période des cinq dernières années à la date de sélection ». C'est la fenêtre de cinq ans qui commande. Il faut donc avoir tenu au moins 60 % en moyenne sur ces cinq années pour totaliser trois ans en équivalent temps plein. Un mi-temps n'y suffit pas — il plafonne à deux ans et demi sur cinq ans — même si vous l'exercez depuis bien plus longtemps : les années antérieures à la fenêtre ne comptent pas.

Faut-il passer les épreuves de sélection ?

Oui, les mêmes que tous les candidats de la voie FPC : l'épreuve écrite d'une heure, en deux sous-épreuves de trente minutes, et l'entretien de vingt minutes. L'article 20 ne dispense d'aucune épreuve. Il agit sur l'année d'entrée dans le cursus, pas sur la sélection.

Peut-on suivre le parcours spécifique en autofinancement ?

Non, et l'obstacle est national avant d'être régional. L'article 20 de l'arrêté exige que les aides-soignants « fassent acte de candidature et soient retenus par leur employeur à cette fin », en plus des droits d'inscription auprès de l'université. Un employeur porteur est donc requis partout, quel que soit le groupement. S'y ajoute, en Île-de-France, une condition de financement par l'employeur, un opérateur de compétences ou l'ANFH, avec exclusion nommée des candidats inscrits à Pôle emploi, devenu France Travail, ou en autofinancement : ce second niveau, lui, peut varier selon les régions.

Sources

Page aide-soignant-entrer-en-deuxieme-annee-ifsi-voie-fpc — contenu éditorial vérifié. Pour signaler une information obsolète, contactez l'équipe via la page contact.